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Paysans, Agriculteurs ou exploités agricoles

18 Sep

Une Conférence Gesticulée de Lionel Barbot.

 

Marie Claude, ma conseillère pôle emploi :
« Non Monsieur Paysan n’est pas une profession. L’ordinateur a même répondu que le mot était incorrect. Il propose une quinzaine de vraie profession agricole reconnues : polyculture, maraîchage élevage bovin, élevage porcin…  »
Elle avait raison la paysannerie c’est bien plus qu’une profession c’est une manière de vivre et de travailler ce sol nourricier, d’effectuer une transmission de savoirs et de savoirs-faire. A l’école, il fallait utiliser agriculteur ou exploitant agricole, le mot paysan (sentant la bouse) était bien trop dégradant pour désigner la profession de nos parents.

Métayer, laboureur, cultivateur, journalier, tous les ancêtres de mon arbre généalogique ont pourtant cultivé le sol et pris soin d’animaux afin de se nourrir.
Moi j’ai passé 11 années a étudier la biologie et la neuropysiologie, quelques années dans un musée de préhistoire, j’ai vécu un hiver dans une cabane en bois rond dans la forêt Québecoise avant de redevenir paysan dans la ferme familiale reprise par mes frères.
Je veux vous conter la paysannerie, les origines de l’agriculture, la révolution verte des 60 dernières années, la vie du sol, les conditions de vies de ceux qui travaillent la mince pellicule de terre qui nous nourri…

 

Son Interview :

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Rurals, ou la Convergence des Rustres

18 Sep

Une Conférence Gesticulée d’Hervé Chaplais.

 

– Jean Patrick Courtois, Rapporteur de la loi de réforme des collectivités territoriales au Sénat:
Rural : « Ce qui n’est pas encore urbain mais qui le sera demain ».
– Dictionnaire Larousse du Bac :
Rural : (adj.) voir Urbain.
– Dictionnaire historique de la langue française Robert:
S’urbaniser : (18ème siècle) Acquérir des manières raffinées, polies et courtoises.

Le rural globalement c’est sympa. C’est la nature, c’est la campagne, c’est les racines, ça ressource, malgré que, des fois, ça pue et qu’y a rien à faire… et puis le rural, c’est pratique… pour semer des carottes, faire du VTT, épandre du lisier, faire  »pousser » des chèvres, stocker des ordures, faire de la randonnée, construire un aéroport, se mettre au vert, exploiter du gaz de schistes, monter des chambres d’hôtes, se lancer dans l’éolien, aller d’une ville à une autre, pratiquer le yoga, faire du buziness immobilier, bosser dans le télétravail, vendre de l’authentique…

En marge des discours sur l’aménagement et la dynamique des territoires et des terroirs, cette conférence gesticulée traite de l’opposition rural/urbain comme une de ces fausses oppositions à deux balles destinées à nous divertir, nous détourner de la disqualification des cultures populaires qu’elles soient de campagne ou de quartier.

Disqualification comme élimination pure et simple.

Disqualification comme folklorisation et stigmatisation.

Alors que la casse plus ou moins réussie des solidarités populaires en campagne comme ailleurs se poursuit, certaines populations tentent pourtant de résister à la loi de la jungle néolibérale.
Pour gagner ensemble le maquis, dépassons les jugements de classe et prenons le chemin creux de la convergence des rustres.

 »Rurals ou la convergence des rustres » est un croquis de vie qui raconte le rural et plus encore la ruralité populaire et ses liens avec les mixités sociales issues des exodes et des migrations… l’histoire d’une vieille barrière en bois, de classes sociales, de sters de bois, de dominations symboliques et de verrue.

Itinéraire de l’illusoire ascension sociale d’un fils d’ouvrier rural trempé dans des petites bourgeoisies… Bref, l’histoire d’un cul entre deux chaises.

 

Son Interview :


Sa Plaquette

Les Sources Indicatives